Le premier chapitre nous plonge dans les bases de l’anatomie et du fonctionnement du cerveau, afin de fonder la réflexion sur une vision commune de l’un des sommets du triangle Esprit-Relations-Cerveau incarné.
Il reste encore beaucoup à apprendre sur les processus neuronaux, mais le fait de disposer d’un échafaudage de bases de connaissances partagées est indispensable.
Il explore également le monde merveilleux et mystérieux de la conscience, en examinant certains aspects de sa nature subjective et de ses corrélats neuronaux. De cette manière, il deviendra possible de mêler les questions relatives aux fonctions neuronales et à l’expérience mentale.
Ce chapitre examine la possibilité que le traitement du flux d’énergie par le cerveau et l’expérience de la conscience ne soient pas des mécanismes aussi éloignés que l’on pourrait le penser, à première vue. Oui, le fait est que l’on ne sait pas vraiment comment, la propriété physique d’activation des neurones et l’expérience subjective d’être conscient de quelque chose, s’influencent l’une l’autre.
Le chapitre 2 examine comment les différents processus mentaux sont organisés au sein d’un état d’esprit. Ces états permettent à des activités disparates du cerveau d’être liées à un moment donné.
Une fonction cérébrale isolée est un système que l’on peut appréhender en examinant la « théorie de la dynamique non linéaire des systèmes complexes » ou, plus brièvement, la « théorie de la complexité ».
Le chapitre 2 expose la manière dont les lois des systèmes complexes, qui traitent des processus émergents et de l’auto-organisation, peuvent être appliquées non seulement à l’esprit individuel, mais aussi au fonctionnement de deux esprits ou plus, se comportant comme un système unique.
Cette nouvelle approche permet d’approfondir la discussion sur les états d’esprit et leur importance fondamentale dans la création de l’expérience subjective intérieure et dans le façonnage de l’essence des relations humaines.
Dans le chapitre 3, on trouvera un résumé des recherches sur les différentes formes de mémoire, afin d’aider à comprendre comment nos premières expériences façonnent non seulement, ce dont nous nous souvenons, mais aussi la manière dont nous nous souvenons et dont nous façonnons le récit de notre vie.
La mémoire peut être considérée comme la manière dont l’esprit encode les éléments de l’expérience sous diverses formes de représentation.
Au fur et à mesure que l’enfant se développe, l’esprit élabore un sentiment de continuité dans le temps, reliant ses expériences passées aux perceptions actuelles, ainsi qu’à ses anticipations de l’avenir.
Dans ces processus de représentation, des généralisations ou des modèles mentaux du soi et, du soi avec les autres, sont élaborés. Ils constituent un échafaudage essentiel pour les interactions de l’esprit en croissance avec le monde, ainsi que pour le sens global du soi qui émerge, à la fois de nos concepts socialement construits du soi, et de nos réseaux incarnés d’action et de mémoire.
Le processus narratif est l’un des moyens par lesquels l’esprit tente d’intégrer ces diverses représentations et modèles mentaux.
Les récits autobiographiques sont étudiés afin d’explorer comment l’esprit établit une cohérence au sein de ses propres processus, et comment cette fonction centrale d’intégration influence la nature des relations interpersonnelles.